10.07.2009
La première femme astronaute chinoise devrait partir dans l'espace en 2012
La première femme astronaute de Chine qui va être sélectionnée pour rejoindre la seconde équipe de taikonautes devrait partir dans l'espace en 2012, indique le Nanfang Weekly, un hebdomadaire de Guangzhou, qui cite Sui Guosheng, un des responsable du recrutement de l'armée de l'air de l'Armée Populaire de Libération (APL).
Cette femme astronaute sera choisie parmi les 16 femmes pilotes de chasse qui ont réussi leur examen en avril dernier.
Ces femmes pilotes avaient été elles-mêmes sélectionnées parmi 150 000 candidates venant de 12 provinces ayant réussi leur examen de fin d'études secondaires pour être les premières femmes pilotes de chasse de Chine.
Les 16 femmes finalement sélectionnées vont désormais subir un entraînement qui durera deux à trois ans.
Lors d'un entretien en ligne jeudi sur le site de l'agence Xinhua (Chine Nouvelle), le premier astronaute chinois Yang Liwei, qui a fait le premier voyage historique dans l'espace pour la Chine a confirmé que le processus de sélection de la première femme astronaute de la Chine était en cours.
Aujourd'hui, l'ancienne Union soviétique (URSS), les Etats-unis, le Japon, la République de Corée et l'Europe ont tous envoyé des femmes dans l'espace.
La première femme astronaute a été Valentina Vladimirovna Tereshkova qui a passé près de trois jours dans l'espace en juin 1963 à bord du vaisseau soviétique Vostok 6.
PUBLIÉ LE 09/07/2009 À 06:54 | © 2009 XINHUA / CHINE INFORMATIONS
10:13 Ecrit par Sonia Bressler dans Portraits de femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu
27.11.2008
Une femme première secrétaire, nouvelle avancée de la parité
Pour la première fois de son histoire, le PS sera dirigé par une femme. Neuf ans après l'élection de Michèle Alliot-Marie à la tête de l'UMP, cette première confirme, malgré le climat délétère dans lequel elle est née, qu'une petite révolution est en marche. "A l'aspiration croissante des femmes à s'imposer aux plus hauts niveaux de la pyramide des pouvoirs, correspond aussi un changement radical des représentations, note Mariette Sineau dans La Force du nombre (éd. de l'Aube). L'opinion publique est passée d'une sorte de méfiance misogyne généralisée à une culture paritaire largement partagée."
Martine Aubry et Ségolène Royal, qui se sont âprement disputées la tête du PS, sont toutes deux issues du gouvernement Jospin, qui avait fait avancer la parité en politique : après avoir imposé au PS 30 % de femmes parmi les candidats aux législatives, Lionel Jospin avait, en 1997, appelé 30 % de femmes au gouvernement, ce qui constituait alors un record pour la Ve République. Deux ans plus tard, la Constitution consacrait le principe de parité : "La loi favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives", proclame-t-elle aujourd'hui.
Dans un pays où les femmes ont tardivement obtenu le droit de vote (1944), les quotas imposés depuis lors dans les scrutins de liste comme les régionales ou les municipales ont permis de féminiser le personnel politique : aujourd'hui, les femmes représentent 47,6 % des conseillers régionaux et 47,5 % des conseillers municipaux des villes de plus de 3 500 habitants. Ces nouvelles élues, qui sont plus jeunes et moins "encartées" dans des partis que leurs collègues masculins, représentent un véritable vivier pour le monde politique.
Certains bastions, cependant, restent irréductiblement masculins. La loi sur la parité ne s'applique pas aux conseils généraux, qui ne comptent que 10,5 % de femmes, et les parlementaires restent très majoritairement des hommes : les femmes ne représentent que 21 % des sénateurs et 18,5 % des députés, ce qui place la France au 19e rang de l'Union européenne. Ces inégalités perdurent bien qu'elles entraînent des pénalités financières importantes pour les partis politiques : en 2007, le non-respect de la parité à l'Assemblée nationale a coûté plus de 4 millions d'euros à l'UMP et 500 000 euros au PS et à l'UDF-Modem.
Anne Chemin
Source Le Monde
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Une femme première secrétaire, nouvelle avancée de la parité
Pour la première fois de son histoire, le PS sera dirigé par une femme. Neuf ans après l'élection de Michèle Alliot-Marie à la tête de l'UMP, cette première confirme, malgré le climat délétère dans lequel elle est née, qu'une petite révolution est en marche. "A l'aspiration croissante des femmes à s'imposer aux plus hauts niveaux de la pyramide des pouvoirs, correspond aussi un changement radical des représentations, note Mariette Sineau dans La Force du nombre (éd. de l'Aube). L'opinion publique est passée d'une sorte de méfiance misogyne généralisée à une culture paritaire largement partagée."
Martine Aubry et Ségolène Royal, qui se sont âprement disputées la tête du PS, sont toutes deux issues du gouvernement Jospin, qui avait fait avancer la parité en politique : après avoir imposé au PS 30 % de femmes parmi les candidats aux législatives, Lionel Jospin avait, en 1997, appelé 30 % de femmes au gouvernement, ce qui constituait alors un record pour la Ve République. Deux ans plus tard, la Constitution consacrait le principe de parité : "La loi favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives", proclame-t-elle aujourd'hui.
Dans un pays où les femmes ont tardivement obtenu le droit de vote (1944), les quotas imposés depuis lors dans les scrutins de liste comme les régionales ou les municipales ont permis de féminiser le personnel politique : aujourd'hui, les femmes représentent 47,6 % des conseillers régionaux et 47,5 % des conseillers municipaux des villes de plus de 3 500 habitants. Ces nouvelles élues, qui sont plus jeunes et moins "encartées" dans des partis que leurs collègues masculins, représentent un véritable vivier pour le monde politique.
Certains bastions, cependant, restent irréductiblement masculins. La loi sur la parité ne s'applique pas aux conseils généraux, qui ne comptent que 10,5 % de femmes, et les parlementaires restent très majoritairement des hommes : les femmes ne représentent que 21 % des sénateurs et 18,5 % des députés, ce qui place la France au 19e rang de l'Union européenne. Ces inégalités perdurent bien qu'elles entraînent des pénalités financières importantes pour les partis politiques : en 2007, le non-respect de la parité à l'Assemblée nationale a coûté plus de 4 millions d'euros à l'UMP et 500 000 euros au PS et à l'UDF-Modem.
Anne Chemin
Source Le Monde
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22.11.2008
Simone Veil à l'Académie française
Simone Veil a été élue, jeudi 20 novembre, à l'Académie française, au premier tour de scrutin, a annoncé l'institution. L'ancienne ministre, 81 ans, s'installera dans le fauteuil de l'ancien premier ministre Pierre Messmer, mort le 29 août 2007, avec 22 voix sur 29 votants, cinq bulletins blancs et deux marqués d'une croix signifiant le refus de tous les candidats. L'Académie avait également enregistré les candidatures de trois auteurs – dont les noms n'ont pas été révélés –, qui n'ont obtenu aucune voix.
Née le 13 juillet 1927 à Nice, Simone Veil a été déportée à Auschwitz en 1944 avec sa famille. Entrée en politique en 1974 comme ministre de la santé dans le gouvernement de Jacques Chirac, elle a fait voter un an plus tard la loi qui porte son nom légalisant l'interruption volontaire de grossesse. Son élection à l'Académie française a scandalisé l'association anti-avortement Laissez-les vivre, dont plusieurs dizaines de membres ont manifesté dans l'après-midi à quelques centaines de mètres du quai Conti.
"POUR LA MÉMOIRE DE LA SHOAH"
Simone Veil s'est engagée au fil de sa vie dans les combats emblématiques de son époque, de la condition des femmes à l'Europe. Plusieurs fois ministre de 1974 à 1993, elle a présidé le Parlement européen de 1979 à 1982 et siégé au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Simone Veil est aujourd'hui présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Un destin politique, marqué par son athéisme et son féminisme, qu'elle raconte dans son autobiographie Une vie (Stock, 2007).
Attachée aux valeurs morales et républicaines, cette féministe inflexible a été une figure majeure de la vie politique française et européenne, et l'une des personnalités les plus populaires auprès des Français. Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a rendu hommage "au nom de la République, à la 'femme d'Etat' toujours au service de la France et à son perpétuel courage dans ses combats pour la liberté des femmes, pour l'Europe ou pour la mémoire de la Shoah".
L'élection de Simone Veil porte à cinq le nombre de femmes élues à l'Académie, où siégeaient déjà l'helléniste Jacqueline de Romilly, élue en 1988, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse (1990) et les écrivaines Florence Delay (2000) et Assia Djebar (2005). Elle rejoint également celui qui fut à l'origine de sa carrière politique, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, élu en 2003. L'Académie française, qui avait enregistré un nombre inhabituel de décès, a peu à peu reconstitué ses rangs depuis janvier. Après le scrutin de jeudi, un seul fauteuil reste en effet à pourvoir à l'Académie, qui compte normalement quarante membres : celui de l'écrivain Alain Robbe-Grillet, disparu le 18 février.
Source Le Monde
18:16 Ecrit par Sonia Bressler dans Portraits de femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, débat, rencontre, maxim's, vieillir, médecine
07.10.2008
Benoîte Groult, une féministe qui sait se tenir
Après le succès phénoménal de son livre La Touche étoile, diffusé à 500 000 exemplaires, cette militante féministe, qui a marqué plusieurs générations de femmes, vient de publier, à bientôt 89 ans, une autobiographie. Portrait d'une rebelle, révélée sur le tard.
Elle se tient droite comme un «i». Pas question de s'appuyer contre le dossier du canapé. Encore moins de s'affaler. Affaire de principes. D'éducation, aussi. La petite fille de bonne famille, longtemps corsetée par «ce qui se fait» et «ne se fait pas», la petite Rosie, son prénom jusqu'à 18 ans qui «avait une nature plus réceptive que créatrice» comme jugeait, cruelle, sa mère, est toujours là, tapie quelque part. Elle lui rappelle qu'il faut toujours penser à bien se tenir. De toute façon, Benoîte Groult n'est pas de ces êtres que le poids des ans accable. Ou réduit. C'est une belle personne, élégante. Une vieille dame de 88 ans pas si indigne que ça, qui plante son regard droit dans celui de son interlocuteur et peut sortir des vérités dérangeantes avec un grand sourire. Avec une franchise et une liberté désarmantes «que seul l'âge peut donner».
Tout y passe. Cette langue française qui s'appauvrit, «on assiste à un désossement de la langue». Ses «héritières» en féminisme, qu'elle apprécie diversement. (Elle n'a pas aimé par exemple le dernier livre de Catherine Millet- «il n'y a pas une once d'émotion» -, mais aime beaucoup Virginie Despentes.) La politique, aussi : Mitterrand, bien sûr, qu'elle a beaucoup admiré- «on pouvait parler de tout, de littérature,de poésie» -, mais qui en la décorant chevalier de la Légion d'honneur, n'a pas pu s'empêcher, taquin, de préciser, que c'était une très bonne cuisinière. Sarkozy qu'elle juge sévèrement - «il est comme un galopin, il a foutu tout le prestige de la présidence à terre». Ségolène Royal pour qui elle a voté…
Et puis aussi, surtout, comme une toile de fond obsessionnelle, l'âge et son cortège de petits et grands désagréments. Physiques, mais aussi, mais surtout, moraux. L'impression d'être tenu en marge du monde qui va et qui court. De ne plus en être. Cela l'agace évidemment. Cela l'agace que les journaux féminins - «qui sont à nouveau comme au temps de ma jeunesse, on n'y parle plus de féminisme, on parle de cocooning, de femmes qui réinvestissent la maison, de silicone, la beauté redevient obsessionnelle» - ne songent plus jamais à lui demander un article.
Cela l'irrite de voir la jeunesse si envahissante. Impérieuse. Elle se souvient ainsi que lorsqu'elle était enfant, les mannequins de la maison de couture de sa mère avaient 40 ans. Mais, depuis quelques années, leur âge ne cesse de décroître. Et cette coquette assumée, cette grande bourgeoise affranchie de se désoler en découvrant que la publicité de l'honorable maison Burberry met en scène «deux petits puceaux ridicules qui ont l'air d'avoir 13 ans». Elle ne s'y fait pas. Elle n'accepte pas de ne pas, de ne plus «avoir sa place». D'être appelée grand-mère. «Je suis encore madame !»
Elle s'exaspère de se sentir exclue. De tout ou presque. Des magasins : «On y trouve soit des dessous affriolants qui ne cachent pas les bourrelets après 65 ans, soit des culottes de bonne sœur.» Comme du monde de la séduction. «Ce n'est pas vrai que l'on devient sage avec l'âge, c'est une qualité qu'on vous colle. On ne peut plus être fou.Ce n'est pas de la sagesse, c'est de la résignation.On rêve d'une aventure encore, que quelqu'un vous demande : “Je peux dîner avec vous ?”» Mais, non, cela n'est plus d'actualité, regrette Benoîte Groult- «Les hommes ne me voient plus. Ils ne se lèvent même pas pour me laisser leur place», poursuit-elle.
Mariée trois fois (avec le jeune poète Pierre Heuyer puis avec Georges de Caunes et Paul Guimard), séductrice qui s'est révélée sur le tard, longtemps écrasée par la statue imposante de sa mère, «je l'admirais en bloc mais tout ce qu'elle faisait en détail me hérissait», l'auteur ne s'y fait pas. Mais bon. Qu'importe. Sa mère comme sa sœur Flora sont mortes, Paul Guimard aussi. Désormais seule, l'écrivain est à l'heure du bilan.
Il y a deux ans, le succès phénoménal de son livre La Touche étoile (diffusé à plus de 500 000 exemplaires) l'a remise sur le devant de la scène. Elle y plaidait sans fard pour le droit de mourir dans la dignité et de décider de l'heure de son départ. Aujourd'hui, Benoîte Groult a décidé de rassembler ses souvenirs, tous ses souvenirs, dans un livre autobiographique qui vient de paraître. Son titre n'exige pas d'explication : Évasion.
Anne Fulda
«Mon évasion», de Benoîte Groult, Éditions Grasset, 336 pages, 19,50 €.
Source : Le Figaro
10:19 Ecrit par Sonia Bressler dans Portraits de femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes 3000, actions, histoire, portrait, association, onu, ong

